Il a poussé , cette nuit<br />
Un mur , au fond de l’allée<br />
Il barre le jardin , de gris<br />
Et même l’allée dallée<br />
<br />
Si je ne peux pas passer au travers<br />
Et te voir de l’autre côté<br />
Comme d’une paroi en verre<br />
Avec l’échelle des songes , l’ôter<br />
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—–> Je vais l’habiller de lierre<br />
Ou le peindre de ton visage,<br />
Enlevant une par une, ses pierres<br />
Qui bousculent le paysage.<br />
<br />
Je vais dessiner une fenêtre<br />
Pour que rentre la lumière<br />
C’est quand même , peut-être<br />
Somme toute, affaire d’imaginaire<br />
<br />
Le coucher sur le sol,<br />
Le mettre en suspension,<br />
Et faire que s’envole<br />
L’ombre et l’oppression…<br />
<br />
Tout ce que les murs murent,<br />
Et l’ennui, l’enfermement<br />
Ce que le prisonnier endure,<br />
Quand durement , le mur ment.<br />
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Il n’y aura plus, sur place<br />
Que son dessin dans le jardin,<br />
–Ton sourire qui remplace,<br />
Tout ce que j’avais peint.<br />
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RC – 26 novembre 2012<br />
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