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Ce n'est pas nécessairement la lumière que nous montre l'artiste mais la présence, la lumière éclairerait simplement la réalité, la présence, c'est faire de la poésie la réalité. Et je suis<br />
persuadée qu'on est ému justement parce qu'on sent quelque chose d'extraordinairement proche dans les mots. Comme quand on a de la compassion pour un personnage de roman, pourtant fictif...<br />
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Peut-être que ce personnage est infiniment proche parce qu'il existe en nous-mêmes ; provoqué par les mots, réalisé par l'esprit du lecteur.<br />
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La présence résulterait de l'acte de lire, lorsque les mots touchent et réveillent l'envie de créer une réalité interne, des images, des sensations, de la beauté,<br />
réellement présents.<br />
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Belle réflexion qui m'en renvoie bien d'autres, je m'en nourris, merci.<br />
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C
colette
07/11/2009 11:48
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de bien belles inventions verbales ici comme ces "ruisselance" et " seuleté"<br />
J'aime aussi le faire ( mais belles, j'en sais rien ) quand les mots semblent trop étroits<br />
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Il a juste grandi<br />
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Sa lumière aussi<br />
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S'il n'a pas oublié qui il était/est<br />
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S
Solange
06/11/2009 09:33
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oh! son propore !!! son propre, bien sûr ... voilà comment on transforme les mots pour en faire des trucs un peu balourds propres à faire sourire tous les lecteurs. Mais peu importe, la poésie est<br />
là aussi, dans les mots qui se détournent tout seuls, ou par un sortilège de clavier. A bientôt.<br />
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