Le verbe sensible... Un texte par jour.
Je laisse venir Les clignotements impatients Les distractions impérieuses Qui se forent un nid Juste en dessous des yeux Je les laisse Ils m'ont
Lire la suiteIci le silence rugit Il est épais partout Il suce ma voix et la digère Ici le silence a pris l'air
Lire la suitePointues les griffes non non pointues comme l'épieu qui clôturera tes jours Les lacèrent en diagonale derrière le frontal déchu Attends la dernière dure et froide couche de marbre Tu ne la regretteras peut-être pas
Lire la suiteCar jamais le passé ne s'efface Toujours presque là Suivant de près Avalant tout Sans rien recracher
Lire la suiteAssis, en rouge et bleu Devant une fausse fenêtre Immobile et comptant ses manques En attendant un feu Qui ne s'allume plus seul
Lire la suiteAlors, il faudrait que j'accepte Tous ces jours alignés À ne faire que détendre ? Il faudrait que je reste Impassible et tenace En dehors des jardines Le cœur dans une bassine Moitié pleine d'eau tiède et grasse ?
Lire la suiteNous étions un nous étions deux Nous sommes seuls Que je crie ou que je taise Tu ne seras plus moi Qui faut-il que je soie ?
Lire la suiteSur chaque face de ma tête Les étaus sont en fer Durs et plats, et serrent Un peu plus à chaque Prise d'air
Lire la suiteParce que nous parlons vite Et nous t'avons laissée Ne te sens pas tenue de suivre Nous voulons étourdir Nous noyons Que tu te sentes seule Et que tu coules
Lire la suiteIci, au ralenti, Le temps mou s'anémie Au large, les canots s'aparpillent L'horizon est percé Par ses failles Le Tout se perd
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