Le verbe sensible... Un texte par jour.
Le Mauvais Sirop On dirait que le monde insiste Pour que je finisse le flacon. Ce qu'il faudra de lumière, Ensuite, Pour me rendre le goût...
L'énorme bruit des routes Déborde sur tout Essaye d'avaler Les chants des oiseaux Il n'y arrivera jamais Il ne leur fait même pas peur
Se rencontrer ou S'éviter Tout se décide en un instant Dans un regard ou dans un mot Agir sur nos vies ou pas
Un soir Sur l'étang Une petite pluie fine Dessine Des petits ronds blancs
Étrange lumière du jour Qui me parle - me crie- D'une absence qui se hurle Quelque nuit que ce soit D'une absence placardée Sur chaque atome du monde Merci Athor
Je vois des êtres agrippés Sur des pétales cotonneux Baignés d'amour carmin foncé Le cherchant bleu... Provoqué par Tropisme
Tu l'inventeras, un jour, La chanson qui n'a pas de fin ? Nous t'aiderons à la chanter Nous l'apprendrons à plein d'amis Elle fera le tour du monde
Triste coin de coeur D'un ami Qui pleure Elle est toute fanée La petite fleur Qui pousse à l'intérieur Et les larmes à l'extérieur Ne peuvent plus l'arroser
Joli coin de bouche D'une amie Qui sourit On voudrait poser Un baiser Sur la joue qui pousse A côté
Un battement d'aile Décolle Et colore l'air Crépite en muet Emporte en toutes petites spirales Toutes les notes de l'arc-en-ciel Retombent attentivement sur nous Milliers de bises minuscules
Tenter de percer Ses propres secrets N'est pas anodin Il y a une vraie prise de risque Excitante Autant que dangereuse Et, s'il y a réussite, Quel bénéfice Pour le Monde !
Lever le vent, tout emporter, être plus loin Sans bouger ! Et bouger, l'élan des corps Rejoint les yeux, Rejoint les coeurs, Déborde tout Et se recouvre - Né chez Erellwen -
Les idées qui n'ont pas de nom Iront ailleurs Ne seront pas écrites ici Qui les lira ? Que sont-elles venues faire Chez moi ? Se sont trompées d'adresse ? Se sont mal présentées ? Les ai mal jugées ? - Prendre de leurs nouvelles -
Ma vie dans une bouteille Et si le bouchon saute Qu'est-ce qui sort ?
La ville à mille étages On ne pourra jamais tous les connaître Et c'est ça qui est bien
Hier De la pluie partout Le ciel a pleuré Toute la journée Et personne Pour le consoler
Ensemble autour de la lumière Nous avons parlé Ni pluie ni froid ni vent N'ont pu l'empêcher Nos paroles n'allèrent pas très loin L'endroit en résonne encore
Un grand champ De fleurs des champs Sur un tapis volant géant Plane ce soir Sur la mer amusée Je vais le suivre des yeux Jusqu'à l'horizon
Sérénité S'installe Où elle veut Je suis sur la liste Je respire chaque jour Un air plus calme et plus reposé J'y puise ma force Contagieuse
La brume d'absence qui grésille aux oreilles, Aux yeux, en permanence, Relie au passé perdu, En montre la distance, Caresse les peaux affamées Sans rien donner Que la forme d'un vide Mort
Froidement j'examine Ce qui m'a mené là Ce qui me mine N'est pas ce que l'on croit Il faudrait sentir A un niveau plus loin Comment l'avenir En secret nous rejoint
Il y a des jours Où tout explose Ou plutôt Où tout voudrait exploser Ou plutôt L'explosion a bien eu lieu Étouffée Compressée Cause des dégâts Mais ne libère rien
Envie intense De m'allonger - Dormir peut-être ? - Sur l'herbe Au soleil dans des bras amourissants Mais, cet antibonheur Casseur d'élan Me garde assis dans l'ombre jusqu'au soir
Flottent dans l'air Des morceaux d'espoir Isolés Sans les bouger Ma vie tisse entre eux Ton image
J'ai vu naître Près de toi Un grand vide en forme de moi Qui m'aspire Mais couvert De Piquants d'Hérisson