Le verbe sensible... Un texte par jour.
L'éclat dur d'une lame Le son de l'air fendu Coupe le souffle et Dénature les mots Comment renouer Ce qui fut tranché net ?
Sous le Soleil Ou pas Certains pas se font les yeux fermés
Gratter le passé Comme une vieille croûte À faire tomber Mais dessous Ce n'est plus la peau La chair et le sang paniquent Le passé repousse
... car sa voix rêche a râpé mes oreilles. Les granules de son Qui me parviennent encore Sont douloureux Certains vraiment proches Explosent Et l'écart se creuse
Comme s'il fallait ne vivre qu'à grands gestes On franchit d'imprenables montagnes On chante par poumons entiers On danse jusqu'à l'épuisement On se rencontre à grands coups de cœur On se déchire avec ardeur Un jour Un clin d'œil Change une vie
Debout en pleine nuit Est-ce dans l'espoir Qu'un autre soleil paraisse ?
Après un tour du monde C'est le tri des souvenirs Et des impressions rencontrées Avant de préparer Un autre tour Sur un autre axe
Les arts se bousculent Eux qui étaient si liés Chacun veut être le premier Aimé par ce regard
Silence maintenant Vraiment très loin du sol Glissant sur son orbite Il hésite L'arrachement complet ou Le fracas du retour
Froissé... Se lisser Ou garder le relief ?
À l'heure tordue Les moulins tournent Pour rien Ce qui est dit résonne trop tard À l'heure tordue Tu m'éteindrais d'un geste
La nuit ivre Nous recouvre Ses lèvres floues S'arrètent à peine Minuscules Nous durons Encore moins
Dans la gorge ou dans les chairs La boule noire exagère Elle est bien trop grosse Mais on voit à travers Tout ce qu'elle bloque Tout ce qui la pousse Le jour de son eject Et la lumière du jour
Hors cadre Hors du monde Je confie à ta mémoire cachée Quelques secrets utiles
Ici c'est le sommet Regarde bien Tous les chemins descendent Si tu en trouves un qui monte Qui te suivra ?
Au centre de toutes les vies Les bruits se mélangent Ce qui surnage A-t-il un sens ?
Ce long tunnel obscur Ne serait-il pas l'occasion d'un sommeil bienvenu ?
Quelque secondes de lumière, Vois loin et vite ! Et marche de mémoire.
Alors on attend toujours L'impureté qui provoquera la perle, La pépite insolite ! Réponse à marlou
La tête sur les mains J'attends que le jour Se couche ou se lève Comme il voudra Qu'il se décide
Je me suis levé tôt J'ai gravi la montagne Et la suivante Et toute la chaîne Les jambes plus fortes La mémoire embellie
Venant d'un autre âge Comme une dent cariée En travers de la route Des plaintes irrésolues S'enchevêtrent S'échouent À mes pieds
Retire les mots La phrase qui te coupe Les épines Recrache les paroles Qui t'ont blessé l'oreille Recrache À l'air libre Elles se dissipent
Que les chiffres se taisent ! Et les lettres ! Et nos esprits muets Réapprennent à être À parler Sans un mot Sans calcul
Bon départ Des géants m'emportent En plein ciel Mais ils sont pourris Mais ils se décomposent Et je tombe Dans la mer trop salée La mer est pourrie Et je tombe La chute n'atteint pas le sol