Le verbe sensible... Un texte par jour.
Glace ton regard Si tu veux Le feu de tes yeux Tôt ou tard Percera
Des regards bleus Des rouges Des vides Tous les jours Voilà ce qui fatigue
Nous arrivons de loin Nous frôlerons la Terre Sans ralentir Au plus elle frémira Froissement d'impatience De notre retour
Il pleuvait Une goutte m'a souri Je les aime toutes
Entre ces bras Dormait une étincelle Comment l'ai-je su ?
Des plantes et des odeurs Ce qui m'entoure est réel Des glissements verts Des ondes au souffle feuillu
Le détail de tes nerfs Scintille encore, il hésite Sera-t-il celui par qui Tout bascule ?
Jouez Soyez en vie Étonnez !
D'abord les bouches Et puis les mains Se sont tues On esquive leur silence Il est partout
Au milieu d'une allée Perdue La réponse attendue Depuis des siècles
Toutes les couleurs De chacun de nos yeux Restent chacune Sans se mélanger Plus tard, nous dirons de l'une Ou de l'autre, dans quel œil Était-elle - au départ ?
Remplis les boulets Pleins ou creux La lave qui en sort Ne brûlera personne
Perché sur une vague De taille moyenne Je défie les flots
Un tendre tapis Terrestre et aérien Où s'empilent les charges Dors, pose, nous stockons, Nous te rendrons C'est un piège.
Vivre le matin, Comme en rêve, Ce qu'aucun soir ne donnera jamais
L'application d'histoire Tous les jours sur la mémoire La caresse du passé L'inédit d'un baiser Inventé Nous mangeons les fruits d'arbres Jamais poussés
Tu vois, je voudrais prendre dans mes mains Tes dernières paroles Peindre dessus des ronds et des points Tu vois, je voudrais les lancer en l'air Qu'elles éclatent et qu'elles pleuvent Et que la terre les boive
La flèche vibre encore La cible réalise Au centre on résonne On exulte On prépare la fête
Je le redis, les larmes Qui ne sont pas sorties Pourrissent de l'intérieur
Les roches exilées En murs et piliers Taillés à coups de chocs Nos abris On croit qu'on les habite On les hante
Nous sommes la poussière de la vie Nous tombons lentement Sur vos épaules Poussière ou flocons Et parfois grèle
Perché sur un grain de sable Tu vois Tu ne voyais pas Tu vois
Un reflet dans la vitre Interrompu Nos rideaux s'agitent Il ne faut pas Qu'on voie Il ne faut pas
La seule qui se croit seule à être seule Les seuls à la voir seule s'isolent à son seuil Et chaque œil attend son œil Comme un seul Accueil On se sent moins seul chez Arthémisia
La larme ne monte ni ne descend Elle a honte d'être nue Elle a honte d'être vue Elle a honte d'être bue La larme se recouvre d'orgueil Elle restera dans l'œil La larme d'Ut