Le verbe sensible... Un texte par jour.
Ainsi vous me retrouvez Au milieu de vous Petit Je ne grandis plus Par imprégnation Je redeviens beau
Lutte lointaine Oublions la peine Que l'écho des coups S'éteigne
Les étoiles aussi pleurent Et c’est ainsi qu’il pleut Rayons d’or et de feu Rouillés dans les hauteurs Et jetés dans mes yeux Quand mes amours meurent
Je suis lettre morte Les scribes m'ont oubliée L'un d'eux part à ma quête Mais s'il me trouve ? S'il est lu ? Si on l'aime ? Suis-je prête ?
Allongée Sur le sol La trace D'un pas S'efface
Nous étions si serrés Pourtant, un rien, un bruit sourd, un hoquet malheureux S'est glissé A enflé Et l'arrachement
On peut rester sur place Ou danser dans l'espace Pour que la lumière passe Faut-il être de glace ?
Ce qui fut clair autrefois Fait de l'ombre On rêve Rester debout Comme autrefois Mais il faut suivre Les ronds de lumière Dansent Ne repassent pas deux fois Il faut suivre Ou clignoter
Les pensées humides Le visage au sec Ou l'inverse Ainsi la finesse De la frontière Entre l'air Et l'eau.
Un sifflement si mince J'y accroche un rêve Un an plus tard À mon retour Un monde aura poussé
S'il suffisait de briser le silence J'offrirais des poèmes Des Alaps Des cris de surprise Mais plutôt Je le contemple Intact
L'aurore mord la nuit Comme une pomme Nous ne dormirons plus Nous creuserons le ciel Peut-être à nouveau Une étoile Un espoir
Les miroirs s'admirent dans les glaces Leurs foules d'images Un peu perdues Volent au hasard L'un d'eux pourtant ne reflète que solitude, Briseur d'images ! Dédain L'essaim Se reforme Plus loin
Le silence, encore. Existe-t-il vraiment ? Serait-il la seule valeur uni- -verselle ?
Ce que tu faisais Presque à terre Bousculée S'est mis à durer Une vie en cours de chute
Un encart vide Au creux du ventre La tête vers le ciel La bouche ouverte Appelle ! Le remplir ! Ou qu'il sorte.
Glissant sous l'immense porte Un pâle rai de lumière aérée Me baigne les pieds Il s'en fallut de peu Que je ne me jette au sol Pour boire
Clapi et crispé dans sa coquille Ce petit animal patiné Fascine L'épais parfum de sa solitude Le crissement de son regard fossile Sa voix gâtée par l'autarcie
Ne bouge plus Regarde comme l'immobile t'accueille Que faut-il de plus pour accepter le sommeil ?
Son visage affiché S'inquiète en grand Sur les murs de la ville
Jambes droites et pieds serrés Dressée au milieu du mouvement Serre aussi les mains Respire trop serré Serre les épaules Renie le monde
Au crépuscule Au moment où tout bascule Entre le noir et le blanc Le combat La déchirure La couleur
Il y a peut-être une dureté En dernière seconde Une âpre éternité L'instant où les regards se fondent
Qui pourra dire De la Mer, du Ciel ou de la Terre Quel est le plus lourd ?
Désaccroché Le sens de la vue survole une ville Corrige les rumeurs Descend parfois Presque assez pour en comprendre l'erreur