Le verbe sensible... Un texte par jour.
La vague Née de ta chute Dans l'eau Un an plus tôt M'est parvenue Écume, rides et brume Brisée sur les rochers Écrasée sur le sable Sa nouvelle vie Dans ma mémoire
Je et tu sont deux autres que nous Ne vois-tu pas ? Ceux-là même dont nous parlons Deux étrangers Qui vécurent notre histoire. Merci Arthémisia pour l'inspiration
Les brins d'herbe seraient De touts petits toboggans On peut bien l'imaginer Mais alors A qui seraient Les rires minuscules Que j'entends parfois Glisser dessus ?
Tu as voulu me fuir Moi miroir de tes ténèbres Ton reflet détaché de moi Te retrouvera Te dominera Jusqu'à ce que tu t'y colles
Approche le moment où Monter, descendre, avancer, Tout cela n'a plus de sens Mais perdre pied, perdre pied ! J'absorbe toutes les directions, Toutes les dimensions, à toutes les échelles Je suis un chemin de lumière ! Guider les rayons, chacun vers son...
Le vide, juste un instant, Le temps d'une inspiration pure Et s'emplir à nouveau Avec envie neuve Marlou a lâché le mot
Le brin de nuit Croisé en vol Où allait-il ? Désenclaver l'azur ? Contraster tes étoiles ? Préparer le sommeil D'un plus fatigué que moi ?
Hume l'air qui change Et nos mémoires écloses Des sons nouveaux y naissent C'est la revanche enfin Sur le temps trop glouton Par touches de couleurs Nous repeuplons nos cœurs Marlou hors du temps
Parce que nous parlons vite Et nous t'avons laissée Ne te sens pas tenue de suivre Nous voulons étourdir Nous noyons Que tu te sentes seule Et que tu coules
Au moment du saut Quand le sol devient étranger Je choisis de ne plus redescendre Je pars à ta rencontre Toi en détresse Mon élan te redresse Et je repose les pieds
Juste après toute la distance possible Je fais encore un pas Rien à faire Tu brilles toujours
Comme une fin présente par avance Les bruits dénaturés Des machines mourantes
Assez de remous Bientôt les vagues Cette flaque devient mer Mais peut-être tes larmes Sont-elles de joie ?
Inspiration Que l'esprit de vin Qui rougit cet œil Prenne un peu l'air ! Les joues exploseront Si un souffle n'en sort Qu'on lui rende sa trompette !
J'ai creusé le roc De mes mains nues Pour t'offrir un palais Mes mains écorchées t'ont déplu Départ précipité Et l'œuvre inachevée N'abritera personne Mes doigts repousseront Sans toi Leur forme nouvelle Plus belle Nous étonnera
Sur le côté rouge D'un astre diminué J'émets avec peine Un presque chant Que tous ignorent Un jour La densité de son grain Nous fera éclore
Des années de recherches Pour ne savoir qu'une chose Que se passe-t-il Dans le fil Juste avant qu'il ne rompe ?
Allions-nous Soyons légers Que le vent nous évade
À la rencontre Qui ne viendrait Avec Au moins L'œil Ouvert ?
Une bande de terre Entre deux mers L'une est calme Et l'autre est tempête Un oiseau-pêcheur Bâtit son nid en plein milieu Il se demande Où iront ses oeufs - - De quel côté...
Derrière ton air inquiet, Tout ce que j'ai vu... Les sourires jamais donnés Archivés par date Et les regards perdus Le mien, au moins, Tu l'auras reçu
Mon rêve attend pour décoller Le ciel est encombré d'oiseaux Des nuages outrés colmatent La vision est bouchée Alors Plaqué au sol Mon rêve se rêve lui-même S'ouvre un univers dégagé Invite la foule à le suivre Se défroisse les ailes Et part vivre
Il disait je suis le confident des mots Il disait laissez venir à moi les mots Même les plus petits Même les demi-mots Il le disait avec les yeux Personne n'osa répondre Alors il s'est mis à écrire Sur les vitres embuées Des libérateurs de larmes
Il reprend du fil Il pourrait manger Plus que sa longueur Le long du fil Ses crocs guidant sa langue Un tunnel dans la chair Il trouvera le cœur
J'ai bien senti En marchant dessus En m'allongeant Que le sable du matin M'avait attendu Pour qu'on se chauffe ensemble Au Soleil