Le verbe sensible... Un texte par jour.
Par surprise Un nombre indécent Des événements Se produisent Et rien n'empêche Ni les ébauches Ni les esquisses Les voix un peu rauques Ni les cataclysmes Les refus violents Ni les qui s'épuisent Par surprise Un nombre indécent Des événements Se prod...
Incorruptibles ? Je connais des étoiles rouillées, Des que l'air a tordues Des que le vide oppresse Et qui tournent le dos Des qui renient leur nom Même notre Soleil a ses taches Encore marlou derrière ça
Il faudrait qu'il soit temps Même coupé en tranches Pour les morsures franches Il faudrait qu'on se pousse Du coude Qu'on se jette sur la scène Et qu'on acte !
Besoin de ce regard qui voit aussi bien l'ombre que la lumière, aussi bien les couleurs que leur absence, aussi bien la forme que l'essence !
Dors en silence Rêve en musique Mime les sons Façonne-les à ton image Solides et vaporeux Lacustres
Envie d'exprimer Bien des choses Un murmure ou un cri C'est l'Exclamation Parfaite ! Résonne dans son propre silence - Avant déjà - encore après - Brute et choquante - Salutaire ! Dans toutes les directions du temps Sa propre cause Origine de tout !
Vous êtes nombreux, les visages Des rires démesurés Regards d'ibis furieux Les cheveux aux néons Des étincelles Et moi, les yeux sauvagement ouverts Je vous absorbe tous La mémoire La mémoire La mémoire
Les bribes Les morceaux Trop séparés Se mégardent Je les touche presque Je commencer à comprendre mon rôle
Merci pour l'oubli Merci pour l'inutile Et l'impossible lourdeur Merci pour la chaleur D'un accueil anodin Insipide Serein
Percer les brumes ? Des bruits de bouche Halètent le silence L'air coton se détisse À chaque souffle Suis-je seul de ce monde ?
Remplis-toi du vide Recule et dors Ce que tu fleuris N'a plus besoin
On a cru lire de belles choses En regardant plus près Seulement des ombres Sur un papier froissé
Le Soleil est tombé De mes bras je le relève Je m'y brûle il ne voit pas Dans mes bras il remonte Que serai-je ensuite ? Poussière sur un rayon
L'ombre glissait au sol Un reflet l'a tranchée Pauvre ombre mutilée Qui la reconnaîtra ?
Je laisse venir Les clignotements impatients Les distractions impérieuses Qui se forent un nid Juste en dessous des yeux Je les laisse Ils m'ont
Tous les jours la fin d'hier Et tous les jours Il reste à choisir Tout ce qui va suivre Pourra se produire ?
Je les aurais suivis peut-être De l'autre côté du pont Leur halo d'air plus clair M'a traversé Me touche encore
Les doigts déliés De leur serment Frémissent d'impatience Te revoir !
Un violon m'appelait J'ai passé ma vie à le suivre Toujours une mélodie d'avance Et maintenant Le soir Je me souviens de ses paroles Les plus belles Les plus longues Les plus tristes Les plus éblouissantes
Les marteaux Les moteurs et les scies Ne pourront pas monter La porte est solide Mais contre leur bruit On ne peut rien faire On ne peut qu'attendre Ou fuir
Encore on en liste Les dérives et méfaits La petite imposture quotidienne Prend le dessus et détourne Tout acte d'éveil
Puisque tu m'acceptes Bouscule-moi encore Déplace mon socle Son marbre poli Tassait la lumière
La toile se filait solide Le brin premier Le fil d'or Est devenu question Et la toile hésite
Un jour Il faudra faire le compte De toute la lumière Enfuie de mes yeux Derrière de belles inconnues
Un mot, Et ce fut tout. Et ce fut le dernier. Ne le redis jamais. Peut-être, un jour, le souffle d'un autre Mot ?