Le verbe sensible... Un texte par jour.
Le matin L'élasticité des pensées Oublie de surprendre Le soir aussi On s'habitue Alors, même les mots les plus rebelles Viennent se laisser écrire
La cage était penchée Depuis le début Tous ces barreaux C'est une échelle !
-Le Cycle de l'eau- Où est l'erreur ? Car dans chaque nouveau bonheur Qui me relance en plein ciel Derrière les rires et les lumières Qui brillent et sonnent en hauteur, J'entends l'appel salé Des larmes océanes
La grande révision de plancher Sans laquelle marcher Serait une douleur
Aller vers la lumière En flânant comme un papillon Ou Droit comme un rayon ? Merci Marlou
Aucun chemin vers l'Est Profond dans les terres N'est assez long Nombreux pourtant qui fuient Un matin, à l'opposé du Soleil L'ombre se projette De pensées irréversibles
Parfois, l'être qui m'a volé mon ombre Croise mon chemin
Sur l'arbre couché Sur le dernier radeau À ne pas couler Dans le temps inerte Contempler C'est tout
J'ai cueilli-pêché Une étoile au coeur lacté Pour ton déjeuner
Sur un ciel gris d'écailles Une forme se détache Aurait-on mal vu ?
Qui veut recueillir Au creux des mains Le parfum chéri Des veilles de rencontre ?
O O oo v v v v > pourquoi ? < ^ ^ ^ ^
Grandes images Dans petites boîtes Le jour où tu l'ouvres Tu voyages
Le long du fil Je sème Des germes de nœuds Quand il sera corde Quand ils auront grossi Peut-être y grimperai-je
Quelque part Nos pensées s'observent Le temps s'oublie
Creusé la terre Disséqué les racines Pour comprendre Touché l'écorce Dormi dans les branches Vécu
Ce qui se passe Quand un parfum Venu très près S'est posé sur la peau Et y reste
Un éclair au coin de l'œil Même l'air est surpris Le sourire en réponse Après un temps d'arrêt Faillit manquer sa cible
Survolant la colline Je pleus Et la forêt frémit Le chant des racines Imbibant la nuit Me suivra Jusqu'à la mer
Le temps de dire est venu La sueur coule Et rien ne l'arrête La peau de l'autre recueille Toutes les ruisselles
Au moment d'atteindre Encore Le sol fond Le vol patine Le regard en éclats disperse la direction Et retombe Une masse Et des plumes mortes Sous les crachats d'un Soleil boueux Un œil renaît Deux Un cœur bat Deux coups Trois Un sourire
Les chagrins me regardent Avec nostalgie Quelques-uns me saluent L'un a souri Je n'y suis plus
Tourne encore une page Celle-ci est presque écrite Déchire-la si tu veux C'est du papier Ça vole Même les mots les plus lourds Bien plus loin que ta voix Qui n'a jamais su les dire
Autrefois, les barreaux Se taisaient Voici le temps, où, muets Ils crient de tout leur fer Des paroles d'acier À faire brûler les chairs Ce qu'ils ont vu Cela brûle les chairs
Ronces et diamants Que faut-il avaler Pour approcher ta voix ?